Marseille a passé le mardi 18 décembre le grand oral devant le comité français pour la désignation de la candidature française pour être capitale européenne de la culture en 2013. Son challenger n’est autre que la ville de Lyon qui peut s’appuyer sur des évènements culturels de premier plan tel que les biennales d’arts contemporains ou de danse et un réseau d’établissements culturels importants.

 

Marseille a un long passé de raté dans le domaine de la culture et un avenir certain pour confirmer son néant en la matière. Dans le passé on peut rappeler le projet avorté de musée César derrière la mairie. Ce musée n’a jamais vu le jour après de longues tergiversations de la part de la municipalité notamment emmenée par Jean-Claude Gaudin. César né à la Belle de Mai est prêt à céder une part de son œuvre à sa ville natale mais n’est présent qu’à travers trois sculptures à Marseille (Le pouce, l’hélice de bateau et la main de Gaston Defferre). Pourtant cet artiste a une renommée mondiale et aurait pu attirer un grand nombre de touristes.

 

Mais il n’y a pas que le passé, Marseille est aussi bien dans son présent. L’opéra de Marseille tombe morceau après morceau et attend toujours des travaux repoussés d’années en années. Le projet de Grand Longchamp ne semble pas vraiment sur le point de se terminer. La mairie a aussi réussi à faire fermer le théâtre de la Minoterie, le centre international de la poésie et peut déplorer la perte du festival Sunny Side Of The Docs.

La culture à Marseille est si peu présente que l’un des rares festivals qui a réussi se nomme Festival de Marseille. Ce festival – objectivement de danse – se cherche encore sur son positionnement et doit assumer ce nom générique pour tenter de tirer la ville entière vers le haut.

 

Marseille prépare aussi l’avenir avec le non-musée des civilisations (Mucem) qui malgré les déclarations volontaires de Jean-Claude Gaudin ne verra certainement jamais le jour. Pourtant le site a été choisi (le J4) l’architecte aussi – le plus célèbre de Bandol, Rudy Riccioti –, les réserves bâties – par Corinne Vezzonni – et l’association des amis du Mucem déposé en préfecture. Annoncé comme le fer de lance de la culture et du rayonnement de Marseille dans le monde cet échec fait mal à la candidature de la ville.

 

Le point de plus positif pour la candidature de la ville est le dynamisme de ces voisines. Notamment Aix avec son festival d’Art lyrique et des théâtres – comme le récent Grand Théâtre de Provence. Citons aussi les rencontres internationales de la photographie de Arles.

 

Alors Marseille capitale culturelle en 2013 pour célébrer la fin de l’ère Gaudin ?

NB : Marseille a réussi le premier tour et reste donc en lice pour 2013