Toulon : C'est quelqu’un qui m’a dit…

Que son staff électoral estime possible une victoire de Falco dès le premier tour. «La configuration actuelle de l’échiquier est comparable en tout point quasiment à celles des Législatives de juin dernier» estime l'entourage. «Larges succès au premier round des deux candidats UMP, Geneviève Lévy (58%) et Philippe Vitel (53%) ; une gauche, toutes tendances réunies, plafonnant à moins de 25% ; une extrême droite muselée bien en deçà des 10% ; un Modem à sa place avec 7 à 8% des suffrages et si l’on ajoute à cela le score canon de Sarkozy au pied du Faron (63%) : les projections sont plus que favorables à la majorité municipale. À part que, ce n’est sans doute pas le scénario rêvé du candidat lui-même. Un de ses amis prétend que le compétiteur Falco, toujours dans sa logique de «montrer d’où l’on vient et où l’on est», souhaiterait battre son score de 2001 (68,73% au 2ème tour). «C’est comme les footballeurs et leurs supporters: à un modeste 1-0 à l’issue du temps réglementaire, ils préfèreront toujours un 5-0 après prolongations»

... Que le palmarès sur la gestion des villes du magazine Capital, qui a mis, ce mois-ci, Toulon en vert et Hubert Falco en joie, ne serait peut-être pas aussi flatteur que prétendu ici et là. En effet, en y regardant de plus près, on constate que si le taux d’endettement des Toulonnais (1007 € /habitant) est en diminution de 12,13%  depuis 2001, dans la même période les dépenses de fonctionnement (charges salariales notamment) ont explosé à +32% (1723€/habitant). Le journal constate, sans le détailler, que les charges financières par habitant sont en baisse de 52%. Mais dans le cœur du reportage, la rédactrice dénonce un problème récurrent : ces mêmes charges sont en réalité transférées vers les structures intercommunales. Lesquelles s’endettent à leur tour et accroissent la pression fiscale. Autre bémol : les dépenses d’investissement. Avec 388€ seulement par habitant (et malgré un boom de + 192% en sept ans) «Toulon qui bouge, Toulon qui avance» s’adjuge la cuillère de bois du comparatif, bonne dernière sur ce thème des 23 villes auscultées dans le Midi de la France. Une tendance à l’inertie reprise dans un papier de Libération ce matin (5/2) sous le titre «Hubert Falco: le règne de l’immobile»  (Toulon 5/2/08 18h15)

 

... Que le seul sondage que semble attendre Hubert Falco, c’est celui que Var-Matin/Nice-Matin offre à sa bonne ville à la veille de chaque élection ou presque. Véritable « marronnier » médiatique, la consultation savamment orchestrée, avec un choix de thèmes et de questions «aux petits oignons», consiste invariablement à décerner, au final, un solide satisfecit à l’action municipale. Certains prétendent qu’à Nice, c’est ce type de sondage commandé et diffusé par Nice-Matin qui aurait très utilement boosté la candidature de Christian Estrosi face au maire sortant Jacques Peyrat. Hubert Falco prétendra qu’il n’a nul besoin de cette enquête d’opinions pour s’imposer le 9 ou le 16 mars prochains. Pourrait-elle du coup lui être «sucrée» suite au changement de propriétaire intervenu il y a peu au journal? Rien ne le prédit. Hersant et son nouveau Pdg, Jean-Paul Louveau, n’ayant sans doute pas du journalisme une conception radicalement différente de celle de leurs prédécesseurs, Hachette et Michel Comboul. (Toulon 5/2/08 18h25)

Toutes ces informations ont été délicatement cueillies sur le blog politique Soupe au Pistou. Bonne route à eux.

Nous ajouterons que le groupe Hersant est peut-être pire étant donné les collusions qu'il entretient avec M. Gaudin, maire de Marseille et vice-président de l'UMP.