Parfois le calendrier électoral semble nuire à des projets d’intérêt public. Depuis plusieurs années, le collège Anatole France, situé en bas du cours Pierre Puget, n’est plus en capacité d’accueillir dans de bonnes conditions ses élèves.

Dans le cadre d’un projet de reconstruction de cet établissement le Conseil général a donc mobilisé 10 millions d’euros. Ce même Conseil général voulait utiliser des installations provisoires pour accueillir les élèves durant la durée des travaux sur un terrain déjà utilisé à cet effet pour d’autres rénovations de collèges. Ce terrain appartient à l’Assistance publique mais était géré par la mairie du 4e et 5e arrondissement.

Tout semblait bien engagé quand le maire de secteur UMP, Bruno Gilles mis un veto au prêt du terrain pour 18 mois. Celui-ci a, sur ce même terrain, un projet de terrain de foot, de maison de quartier et d’espace vert. Cette volonté de ne pas céder le terrain semble prendre sa source dans la lutte imminente pour les élections municipales entre Jean-Noël Guérini et Renaud Muselier et son second Bruno Gilles.

D’ailleurs Bruno Gilles ne se cache pas et déclare : "Alors, je vais vous dire, et sans honte : cet équipement sportif de quartier, je souhaite le réaliser dans l’intérêt de mes administrés. Donc, de mes électeurs". Belle leçon de civisme et de soucis du bien collectif.

Les enfants du collège Anatole France pourront bientôt remercier MM. Bruno Gilles et Renaud Muselier. Grâce à eux, ils ne perdront pas leur temps sur les bancs du collège mais pourront jouer au foot ou aux cartes voir flirter avec des filles derrière un buisson. Rien de tel que l’école de la vie pour former nos chères têtes blondes.