Parmi les grandes réalisations dont s’auto congratule Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier, il y a Euroméditerranée. Rappelons en passant que cette opération a été lancée par Robert Paul Vigouroux grâce à ses bonnes relations avec le premier ministre de l’époque, le néo marseillais Edouard Balladur.

 

Depuis, le couple Gaudin-Muselier a récupéré le bébé et ont fait de sa mise en œuvre une espèce de symbole de la gestion de leur ville. Et d’en rajouter sur le plus grand chantier de rénovation urbain d’Europe, sur les tours CMA-CGM et Constructa, sur l’importante construction de logement neuf qui restent vides (…) bref, sur ce qu’il convient d’appeler le Manhattan marseillais… car après tout, Marseille ce n’est pas Barcelone (comme pour Jean-Noël Guérini) ou Rio (comme dirait Eric Cantona) car aucun des deux n’arrivent aux (énormes) chevilles de Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier pour qui Marseille, c’est New York…

 

Or, aujourd’hui, alors que se termine la phase Euroméditerranée I et que vient d’être lancé la phase Euroméditerranée II en direction du nord de Marseille, il convient de rappeler que lorsque l’ensemble de l’opération (Euroméditerranée I + Euroméditerranée II) sera terminé dans une bonne dizaine d’années, Marseille disposera alors dans son quartier d’affaire d’autant de bureaux que Lyon Part Dieu… aujourd’hui…

 

Question : Faut il vraiment se gargariser d’une opération qui ne fait que rattraper – tout en le soulignant cruellement – le retard de Marseille ? A moins que le but de l’opération soit avant tout de favoriser les investissements immobiliers qui feront nécessairement monter les prix, quitte à réaliser des bureaux et des logements vides ?