07 mars 2008
Kadhafi à la Porte d’Aix ?
Depuis quelques jours, des tentes se sont érigées au pied de l’Arc de Triomphe de la Porte d’Aix de Marseille. S’agit-il d’une visite officielle du Guide de la Révolution libyenne ? Du cirque Pinder ? Des Enfants de Don Quichottes ?
Non, il e s’agit en fait que du Grand Barnum de la liste UMP emmenée par Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier.
Pour mémoire, rappelons que le même Jean-Claude Gaudin a refusé à Jean-Noël Guérini le droit d’utiliser la place d’Estienne d’Orves pour son meeting de fin de campagne. Le maire arguant que l’espace public ne pouvait être utilisé à des fins politiques.
A quand des grilles pour empêcher ce marché à la sauvette d’une politique municipale brinquebalante. Ces tentes ne donnent elles pas une mauvaise image de la ville dès son entrée?
Le poinçonneur de Mazargues
La cité phocéenne, souvent pointée du doigt pour sa déficience en terme de transport public, et notamment de la fermeture de son métro à 21 heures, connaît aujourd’hui une petite révolution.
Jean-Claude Gaudin a profité de ces vœux à la Régie des transports marseillais (RTM) pour annoncer la prolongation de l’ouverture du métro jusqu’à minuit tous les jours. Cette décision tant attendue des marseillais arrive de façon fort opportune à quelques semaines d’une élection incertaine pour le maire sortant. On peut s’étonner en effet que le maire de Marseille ait du attendre 13 ans de règne pour se décider. Il avait pourtant l’opportunité dès la mise en service du tramway - ouvert depuis le début de son exploitation à minuit - d’aligner le métro sur ces horaires.
Comme toujours dans la politique gaudiniste l’annonce est plus importante que les réalisations. La directrice de la RTM avait en effet déclaré dès l’annonce de Jean-Claude Gaudin que les trois d’heures d’ouverture supplémentaire du métro n’était pas budgétisé.
Résultat, les agents de la RTM
ont lancés un mouvement de grève pour dénoncer le manque de personnel. Il y a
fort à parier qu’en cas de réélection, cette mesure disparaisse aussi vite
qu’elle était annoncée.
Cagnes, c'est un peu l'Algérie, non ?
Un ancien membre des commandos delta de l’OAS figure sur la liste UMP conduite par le maire de Cagnes-sur-Mer.
par Lucie Martin, L’Humanité du 28 février 2008
À l’UMP, tout est permis pour digérer l’extrême droite.
Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire du général de Gaulle en inaugurant l’historial qui lui est dédié, aux Invalides. Dans les rangs de l’UMP, pourtant, certains ne s’embarrassent guère de cet héritage politique susceptible de faire obstacle à la digestion de l’extrême droite, singulièrement celle qui entretient la nostalgie de l’OAS. Ainsi le maire UMP de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre, affiche-t-il comme en 2001, sur la liste qu’il conduit aux municipales, le nom d’un certain Gabriel Anglade. Classé par les historiens parmi les « contre-terroristes » chargés d’assassiner clandestinement des membres supposés du FLN durant la guerre d’Algérie, il rejoint, après l’échec du putsch du 21 avril 1961, l’officier parachutiste déserteur Roger Degueldre, créateur et chef des “ commandos delta ” de l’OAS, ces équipes de tueurs qui semèrent le sang et la terreur à partir de l’été 1961. Affecté à l’un d’entre eux, celui que l’on surnommait “ Gaby l’argenté ” prit part à plusieurs attentats [2].
Le 15 mars 1962, avec Degueldre et Joseph Rizza, il participa à l’assassinat de six fonctionnaires de l’éducation nationale, responsables des Centre sociaux éducatifs fondés par Germaine Tillon : Max Marchand, Marcel Basset, Salah Henri Ould Aoudia, Ali Hammoutene, Robert Eymard et l’écrivain Mouloud Feraoun. « Anglade déclencha le tir contre l’écrivain algérien Mouloud Feraoun », écrit l’historien Alexander Harrison [3]. Anglade ne renie d’ailleurs pas ce passé. Les deltas, explique-t-il, étaient des « citoyens ordinaires prêts à mourir pour une cause, le maintien de l’Algérie française » [4].
De ce passé criminel, il n’eut jamais à rendre de comptes devant la justice. Comme ceux d’anciens militants de l’OAS, le nom de ce proche de Jacques Médecin réapparaît à la fin des années soixante-dix dans la rubrique du droit commun, notamment au moment de l’affaire du fameux casse de Nice [5]. À soixante-treize ans, président de la Maison des pieds-noirs de Cagnes et adjoint au maire en charge des rapatriés, il continue d’entretenir la nostalgie de son sinistre passé et du temps béni des colonies. À l’origine d’un rassemblement pour exalter « l’oeuvre positive » de la colonisation, le 20 mai 2006, Anglade avait reçu, pour son initiative, la visite et l’appui de Christian Estrosi, alors ministre de l’Aménagement du territoire. « Le temps des excuses est fini », avait lancé le ministre, entre les stands arborant des pins de l’OAS ou du général Salan, et ceux proposant une abondante littérature sur « l’oeuvre maléfique de De Gaulle » [6]. Contactés par l’Humanité sur la présence de Gabriel Anglade sur la liste UMP, le maire de Cagnes-sur-Mer, n’a pas donné suite. Il n’est « pas joignable ». L’une de ses colistières UMP, Corinne Guidon Pietrowski, estime que le passé d’Anglade relève de « vieilles histoires de guerre » et qu’il faut « tourner la page ». (...)
06 mars 2008
Le MODEM, premier prix de camaraderie
La majorité municipale actuelle d’Auriol a implosé à 6 mois des élections, avec pas moins de trois listes sur la ligne de départ. On en compte dorénavant une quatrième avec celle du MODEM, emmenée par Gabriel Richert-Riboulet… qui s’annonce déjà prêt à rejoindre Danièle Garcia au second tour !
Bizarrement la seule liste non menée par un ancien élu de la majorité actuelle (contrairement à Véronique Miquelly et Alain Goléa) est la seule à reconnaître quelques mérites à Danièle Garcia. Bon ou mauvais signe ?
Bernard Pardo SuperStar
L’inoxydable Roger Meï (le Cuirassé Potemkine) sembl avoir fait de la réinsertion sociale un axe majeur de son prochain mandat (oui, il sera élu….). C’est sans doute pour cela que nous trouvons sur sa liste l’ancien joueur de football, ancien international, le Pide de Oro des terrils, j’ai dit MONSIEUR Bernard Pardo, dit Pardinio.
A quand des robinets en or dans
les toilettes des écoles municipales ?
Une grande droite de Nice à Amiens
La droite est multiple, si bien qu'un grand historien de droite(s) avait rebaptisé son plus célèbre ouvrage "Les Droites" justement. De Nice à Amiens, même dérive.
(cliquez sur l'image)
Et à Montpellier ?, nous direz vous. Nous avons bien dit : LES droiteS.
(cliquez sur l'image)
05 mars 2008
La Crau (Var) et le cul entre deux chaises
Depuis un an, les grandes manœuvres bousculent les équilibres au sein de la droite varoise. Le prince Falco place ses points, écarte les inféodés, intègre les vassaux. Dès le mois de mai 2007, le bon roi Hubert déclarait à Var Matin que La Crau n’était pas encore dans l’agglomération Toulon Provence Méditerranée mais que cela ne saurait tarder (Var Matin, 25 mai 2007). Or le président de la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau et maire de Solliès-Ville, M. Geoffroy, est opposé à l’absorption. Mais qu’importe : le message d’Hubert est passé. Gérard Simon, actuel maire de La Crau, doit montrer des signes d’allégeance au patron de l’UMP dans le Var, quitte à se fâcher avec ses collègues. Surtout s’il veut que son fils Christian obtienne l’investiture UMP pour les municipales.
Le programme de Christian Simon, le fils de son père donc, candidat UMP à la mairie de La Crau dans le Var, reste assez flou quant au rattachement de La Crau à Toulon Provence Méditerranée. Les
électeurs peuvent lire que « la Commune de La Crau souhaite intégrer la
Communauté d’Agglomération de l’aire toulonnaise (…) qui dans l’avenir aura
certainement vocation a devenir une Communauté urbaine » en même temps que
« La Crau souhaite maintenir son intégration dans la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau ». C’est ce
que l’on appelle l’ouverture rhétorique.
Les ennemis des Simon les accusent de cacher leur jeu. Ces adoubements et ces reniements renvoient, notamment au débat sur la Ligne à Grande Vitesse. Les dirigeants de l’agglomération toulonnaise (lire les interviews de Falco et de Masson) veulent à tout prix que le TGV passe par Toulon. Les élus de la CCVG sont contre.
Le fils Simon le répète : « Non au tracé Sud », « Oui au développement des navettes TER et au réaménagement de La Gare de La Crau ». Que choisira-t-il s’il accède au poste de premier magistrat ? Avec lui aussi, tout devient possible.
No sport
Le plus célèbre des bulldogs anglais fumait le cigare, buvait du whisky et répondait invariablement "no sport" quand on lui demandait comment il faisait pour être en si bonne santé.
Speedy Sarko est d'un tout autre genre et n'a de Winston que... ah ben, non, il n'a rien, décidément rien.
Pour savoir si votre maire tient du bulldog ou du roquet, lisez le classement des villes les plus sportives.
04 mars 2008
Port-Cros comme cochon
Lassé de vivre sur un continent gouverné par une droite vulgaire qui ne cesse de détruire sa nature, ou effrayé par le retour de Bernadette Chirac à Brégançon, ou encore navré par l'inculture du clan Sarkozy, un sanglier s'est réfugié dans le parc naturel national de l'île de Port-Cros.
Extraits du Parisien (1er mars 2008) :
« Soit des personnes mal intentionnées sont venues sur l'île et y ont lâché délibérément un sanglier, soit l'animal est arrivé à la nage, ce qui s'est déjà vu, affirme Richard Baréty, ancien ingénieur au parc national de Port-Cros, aujourd'hui chargé de mission au conservatoire du littoral. Les marins de la côte ont tous observé des sangliers nageant loin des côtes. Il a pu être traqué lors d'une battue sur le littoral, se jeter à la mer pour échapper aux chiens, nager tout droit et être porté par un courant favorable jusqu'à l'île. » (...)
Le long du littoral, au coeur des salins d'Hyères, sept ou huit sangliers ont
été signalés. Mais de l'avis des spécialistes, le solitaire de Port-Cros viendrait « plus probablement
du cap Bénat », dans le secteur de Brégançon. Sur l'île, le cochon sauvage fait en tout cas
beaucoup jaser. Malgré la découverte d'empreintes de l'animal au nord et au sud de l'île, beaucoup
doutaient de sa présence réelle jusqu'à ce qu'il soit photographié par un appareil photo piège,
qui se déclenche automatiquement lorsqu'il détecte un passage.
03 mars 2008
Orange, ses légions, ses romains, son maire
Orange n'est pas ici la couleur du Modem. A Orange, les couleurs sont travesties. Depuis 1995, un maire nationaliste dirige une ville de 30.000 habitants, passant du Front National au Mouvement pour la France sans jamais renier des idées d'extrême droite.
Alors les candidats d'opposition fourbissent leurs armes... A lire, cet article du Monde.

