Blog En Rade

19 juillet 2008

En Rade lève son verre à Lux B

Lux B est mort, le Massilia Sound System est en deuil

et En Rade profite de ses larmes pour mettre de l'eau dans son pastis

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08 avril 2008

Flemme olympique

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CECI N'EST PAS UNE FLAMME OLYMPIQUE

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07 avril 2008

Otage de l'alcool

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RENAUD RETOMBE DANS LE JAUNE !

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29 mars 2008

les chaussettes de Perpignan

A Perpignan, le président d’un bureau de vote a été surpris, dimanche 16 mars, en train de dissimuler des bulletins dans ses chaussettes lors du deuxième tour des élections municipales. Dans une interview donnée à L’Indépendant, il reconnaît  avoir commis "une connerie énorme", et,  quand on lui  demande s’il l’a fait pour le compte du maire de Perpignan, il répond gentiment : "Je pense qu’Alduy est assez intelligent pour choisir d’autres personnes que moi pour faire des choses comme ça".

Perpignan : des élections à la chaussette

par Franck Johannès, Le Monde du  26.03.08 [extraits de]

[…] Il est 19 h 15, ce dimanche, lorsque Claude Got, socialiste et pharmacien de son état, va faire un tour à l’école maternelle Léon-Blum, dans le quartier du Haut-Vernet. Près de 300 bulletins ont déjà été dépouillés, quand une déléguée de l’opposition signale au pharmacien qu’un homme à une table a des enveloppes bleues dans sa poche. Claude Got aperçoit effectivement deux enveloppes qui dépassent du blouson du monsieur, une autre est froissée à ses pieds, et il s’enquiert solennellement du nom du président du bureau. C’est lui, justement. C’est Jojo. Electricien à la retraite, 58 ans, et frère de Manu Garcia, 25e sur la liste UMP Alduy et aujourd’hui 19e adjoint au maire.

Claude Got appelle aussitôt Jean Codognès, la tête de liste divers gauche, pour avoir du renfort, pendant qu’un scrutateur retient Georges Garcia qui éprouve une envie pressante d’aller aux toilettes. Le ton monte, Jojo jette deux enveloppes sur la table, la police débarque et l’entraîne jusqu’à une salle à l’écart, le pharmacien sur les talons."A ce moment, Georges Garcia s’est baissé et a sorti de sa chaussette gauche des bulletins qu’il a déposés sur une étagère, a raconté Claude Got, qui les passe à un policier. Garcia m’a accusé immédiatement d’avoir posé les enveloppes pour mieux l’accuser.” Mais le policier a tout vu. Le président du bureau avait 7 enveloppes dans sa chaussette, 5 pour la tête de liste de l’opposition, Jacqueline Amiel-Donat (PS), 2 pour Jean-Paul Alduy, et 4 autres bulletins du maire pliés dans la poche, peut-être en vue d’un échange.

Georges Garcia, en garde à vue, explique péniblement qu’il a réintroduit des bulletins pour équilibrer le nombre d’exprimés avec les listes d’émargement. Le procureur juge ses explications “peu convaincantes”, il est finalement mis en examen, mardi 18 mars, pour fraude électorale. La commission de contrôle, présidée par le président du tribunal de grande instance, a, elle, tranquillement terminé le dépouillement du bureau no 4, écarté les 2 bulletins douteux, ceux qui dépassaient de la poche de M. Garcia, et validé le résultat sans trop s’émouvoir de l’heure et demie où les bulletins traînaient tous seuls sur les tables.

Jean-Paul Alduy l’a emporté de justesse, avec 574 voix d’avance (45,48 % des suffrages), l’union de la gauche, alliée au MoDem, a obtenu 44,11 %, le Front national 10,42 %, mais c’est le début de la guerre. L’opposition gronde dans la rue, le maire est hors de lui. […]

C’est le moment que la gauche attendait depuis longtemps. Trente-quatre ans de pouvoir clientéliste du père, Paul Alduy, suivi depuis 1993 par son fils Jean-Paul, constamment soupçonné de perpétuer les méthodes du papa. Jacqueline Amiel-Donat entend “tirer le fil” de la chaussette et dénonce “les carambouilles organisées par M. Alduy, qui a instauré sur la ville un véritable système organisé, je dirais même mafieux, pour conserver le pouvoir”. Pendant une semaine, l’opposition manifeste joyeusement, en brandissant des socquettes et en braillant “ça pue la chaussette” ou “sénateur-magouilleur” ; un jour avec un crêpe noir en signe de deuil pour la démocratie, un autre en chantant “tomber la chaussette” sur l’air de Zebda. Le maire fait une apparition remarquée aux “Guignols” entre les Balkany et Xavière Tiberi, menace tout le monde de porter plainte, et fini par partir en vacances à l’étranger.

Il n’y a malheureusement pas que la chaussette. Après quatre jours et quatre nuits à éplucher les listes électorales et les procurations, l’opposition dépose un recours devant le tribunal administratif, lourd de 166 pages, qui contient quelques perles. Sur quatre bureaux de vote, le nombre de bulletins est inférieur de 253 à celui des signatures, “c’est-à-dire qu’on a 253 personnes qui sont venues signer mais qui ont oublié de voter”, rigole Jacqueline Amiel-Donat.

Le maire “très serein”, assure être capable de démonter “pièce par pièce” le dossier. Il a un argument qui se tient : “Dans quelques bureaux, les assesseurs se sont trompés de colonnes entre le premier et le deuxième tour. On signe en bleu au premier, en rouge au deuxième, il n’y a aucune ambiguïté. Mais comme Mme Amiel-Donat a des photocopies en noir et blanc, elle a confondu les deux. Avec les originaux, le tribunal y verra clair.“

L’opposition, outre l’utilisation de moyens de la municipalité à des fins électorales, s’inquiète de 229 signatures différentes entre les deux tours, de 10 paraphes identiques pour des électeurs différents et de 39 croix évasives. Il y a encore 800 procurations que l’opposition juge douteuses, 300 faites sur des imprimés, ce qui n’est pas l’usage. Et quelques témoignages pittoresques.

“Au moment de mettre mon bulletin dans l’urne, indique Mme D., la personne qui s’occupe des registres m’a avertie qu’il y avait un problème. Sur la ligne à mon nom, il y avait déjà une signature.” On lui dit de signer quelques lignes au-dessus, et “qu’on fera des flèches”. Mme C. s’aperçoit, elle, que sa fille, pourtant restée à Lille, avait voté au deuxième tour et signé le registre d’un paraphe qui ressemble à une virgule.

Mme G. avait une procuration pour sa fille qui travaille à Paris. Le président du bureau lui a demandé de mettre les deux enveloppes dans l’urne en même temps. “Il m’a simplement dit, poussez fort, ça va passer.”

La propre femme du maire a été surprise au bureau n° 20 en train de feuilleter, en pleine après-midi, le registre d’émargement avec un stylo rouge, ce qui est au moins imprudent.

Lors du premier tour, un employé municipal qui s’inquiétait que le total des enveloppes soit inférieur au chiffre des votants s’est fait vivement rembarré par une directrice de la mairie. “Elle m’a dit que si je voulais apprendre à compter, dès lundi matin elle s’occuperait de mon cas et me mettrait au travail”, assure l’employé, qui l’a fait noter sur la main courante du commissariat.

Les témoignages les plus intéressants - et les moins vérifiables - ont été relevés sous X par un huissier. Une employée de la mairie raconte qu’elle avait une procuration en 1993 pour un monsieur mort deux ans plus tôt, et qu’elle a, par ailleurs, "commis sur ordre plusieurs fraudes électorales”.

Un de ses collègues explique la méthode : le matin, le président compte les enveloppes, on fait des paquets de 100 avec des élastiques. Le dernier paquet est mis en vrac dans une malle en bois. On remplit ensuite des enveloppes vides de bulletins Alduy.

“En cours de matinée, quand les assesseurs adverses s’absentent, on met les enveloppes dans l’urne.” Puis un peu avant 18 heures, le président demande à un assesseur pro-Alduy de commencer le comptage des émargements. “On émarge à la place des personnes qui ne sont pas venues voter.”

Le recours devant le tribunal administratif va sans doute devoir faire un détour par la commission des comptes de campagne, et le Conseil d’Etat ne devrait pas statuer avant le début 2009. […]

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18 mars 2008

Le vieux monsieur aurait-il aimé voir ça ?

par Francis Gouge  et Benoît Hopquin, Le Monde du 16 mars 2008

Le vieux monsieur aurait-il aimé voir ça ? L’enterrement de Lazare Ponticelli, lundi 17 mars, aux Invalides, à Paris, va faire l’objet d’un déploiement de fastes comme la République reconnaissante sait si bien le faire.

Le président de la République, le gouvernement, les principales personnalités de l’Etat assisteront à une messe solennelle dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides. L’académicien Max Gallo fera l’éloge du dernier soldat français de 14-18, mort mercredi, à 110 ans. Puis les honneurs militaires seront rendus à la dépouille dans la cour principale. La cérémonie sera retransmise par France 2.

De son vivant, le modeste Lazare avait répété son horreur de la pompe. Il avait toujours refusé de participer aux cérémonies officielles. Chaque 11-Novembre, il se rendait simplement à pied au monument aux morts du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), en souvenir des camarades qui avaient laissé leur peau dans les tranchées.

En 2005, le Haut Conseil de la mémoire combattante, présidé par le chef de l’Etat, alors Jacques Chirac, décidait d’organiser des "obsèques de portée nationale" pour le dernier combattant de la Grande Guerre. Il avait notamment été évoqué de faire reposer le corps au Panthéon ou au côté du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, à Paris. Ils étaient encore une dizaine de poilus à cette époque.

Lazare Ponticelli s’était montré hostile à l’idée de ce privilège posthume. "Les autres, on n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi", bougonnait-il encore, au Monde, en novembre 2007. L’homme souhaitait être enterré sans fanfare dans le caveau familial, au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine.

« Glorification »

Après la mort de Louis de Cazenave, en janvier, Lazare Ponticelli, resté seul, avait infléchi sa position mais posé des conditions. Il avait accepté l’idée d’une cérémonie officielle aux Invalides. "Uniquement sous forme d’une messe", se souvient Jean-Luc Laurent, le maire du Kremlin-Bicêtre, qui avait noué des liens amicaux avec son plus vieil administré. "Pas de tapage important ni de grand défilé", avait insisté Lazare Ponticelli auprès du Parisien, le 23 janvier.

Sa fille avait porté ce consentement paternel au secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants, Alain Marleix, le 13 février. Il avait été décidé en commun du programme. Le matin, un office religieux, en présence de légionnaires et de soldats italiens auprès desquels Lazare Ponticelli avait successivement combattu. Puis la famille devait disposer du corps pour l’enterrer dans l’intimité. L’après-midi, sans le "der des ders", une seconde cérémonie, plus protocolaire, devait être organisée en mémoire de tous les combattants, avec pose de plaque sous le dôme doré et allocution de Nicolas Sarkozy, retransmise en direct sur TF1 et France 3.

Mais le cérémonial de lundi, supervisé par l’Elysée, n’a cessé de s’étoffer ces derniers jours. Officiels au premier rang, oraisons républicaines, revue militaire, caméras : la messe a fini par prendre les atours de grandiloquentes funérailles. " Il ne s’agit pas d’obsèques nationales mais d’un hommage à l’ensemble des combattants, assure cependant Alain Marleix. Nous avons respecté à la lettre les volontés exprimées par Lazare Ponticelli et par sa famille."

Reste, au lendemain des élections municipales, le risque de susciter une nouvelle polémique sur la récupération de la mémoire. Nicolas Offenstadt, spécialiste de la première guerre mondiale, regrette cet "usage de l’Histoire". "C’est une cérémonie d’adhésion, de glorification, plutôt qu’un moment de réflexion, assure l’enseignant de Paris-I. Il y a le même déploiement que dans la lettre de Guy Môquet." Mardi, Nicolas Sarkozy doit, sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, honorer les héros de la Résistance.

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16 mars 2008

Les maux de Marseille

"Pour que les gens soient mélangés, il faut que certains partent"

Gérard Chenoz, adjoint au maire de Marseille délégué au centre-ville, cité par Didier Berneau dans L’Humanité, 21 avril 2000

Alors Jean-Claude faudrait faire un petit effort et toi aussi... partir

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13 mars 2008

Sarkozy, Toulon, les préjugés

Décidément, Toulon est un lieu de prédilection pour Nicolas Sarkozy. C’est à Toulon, en février 2004,  qu’il avait déclaré  son intention de racoler l’électorat Front national, et c’est encore à Toulon,  le 7 février 2007, qu’il a commencé à développer ce qui est devenu l’un de ses thèmes de prédilection : la réhabilitation de la colonisation.

 

Le mardi 11 mars dernier, Nicolas Sarkozy est venu à Toulon faire la promotion de sa “politique d’immigration maîtrisée”. Mais comment peut-il sans cynisme  se féliciter d’être un artisan de la « réduction de l’influence de l’extrême droite », alors qu’il en reprend  une partie de la thématique  xénophobe ?

La section avait tout de même demandé à participer à la table-ronde prévu par la présidence. Cela leur a été refusé. Lors de l'arrivée du présidissime, la banderole que les militants de la section locale de la LDH ont voulu déployer leur a été violemment arrachée et remise le lendemain en piètre état.

Un militant septuagénaire a été violemment écarté par les policiers en civil. L'UMP est bien souvent plus musclée que le FN. Et à Toulon, tout est permis.

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10 mars 2008

Adoptez, ré-adoptez qu'ils disaient

Votre petite en CM2 aura son petit déporté. Votre grand en lycée a son petit communiste. Votre benjamin aura son protestant. Mais vous, qu'allez-vous adopter ?

Pour ne pas rester sans mémoire, adoptez un poilu ! Ecrivez à votre maire et exigez qu'il vous fournisse un pantalon rouge ou un casque à pointe !

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09 mars 2008

Coupe de l’América ou Coupe d’américain

Jean-Claude Gaudin sans doute déçu de ne pas avoir pu accueillir la coupe de l’América, c’est trouvé quelques amis américains à faire figurer sur ses affiches de campagne.

En effet, mis à part le maire sortant et Renaud Muselier toutes les autres personnes en photos sur les affiches sont issues d’une banque d’image américaine.

Idée déplorable de Jean-Claude Gaudin, soufflée par Leaders et opinion qui a créée cette campagne. Ces communicants rajoutent d’ailleurs : "l’essentiel c’est le message pas les gens", attention aux messages que risquent d’envoyer les gens au Maire.

PS : Notons les bonnes vieilles remarques racistes de Libération au sujet de ces photos : "Et à première vu on s’aperçoit que ces hommes, de femmes et d’enfants (sic) ne font pas très…provençaux."

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08 mars 2008

Politique à durée déterminée

 

Dans son face à face avec Patrick Menucci, Jean Roatta a été contraint d’admettre l’emploi de CDD pour le service propreté dans son secteur. Menucci annonce des emplois de 3 mois, Roatta hésite et rétorque 6. Reste une pratique très politicienne en période électorale pour tenter de faire tomber la pression sur un thème très défavorable à l’UMP.

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